Agenda

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Stefan Orins sera en concert / will play in concert with :

 

samedi 18 novembre 2017

avec William Schotte

Musée de la Vie Rurale

Steenwerck (59)

 

samedi 25 novembre 2017

Ciné-concert "Fatty se Déchaîne"

Cabaret Le Poulailler

Saint-Pierre-Roche (63)

 

mercredi 29 novembre 2017

Stefan Orins Trio
"The Middle Way"

Release Party

Sunside

Paris (75)

 

vendredi 8 décembre 2017

Grand Orchestre de Muzzix

Kursaal

Hellemmes (59)

 

dimanche 17 décembre 2017

Anatta

Concert chez l'habitant
Lille (Bois Blanc) (59)

 

du 31 décembre au 28 janvier 2018

Nandi (with Zohar Fresco (perc) as Guest)

Indian Tour

 

samedi 6 janvier 2018

Nandi (with Zohar Fresco (perc) as Guest)

Temple Town Udupi

Karnataka (South India)

 

samedi 13 janvier 2018

Nandi (with Zohar Fresco (perc) as Guest)

Festival

Bangalore (South India)

 

samedi 20 janvier 2018

Nandi (with Zohar Fresco (perc) as Guest)

Festival

Chennai (South India)

 

dimanche 4 février 2018

(Option) Ciné-concert "Cadet d'Eau Douce" (Steamboat Bill Jr)

Cinéma Gérard Philppe

Plessis-Robinson (92)

 

mercredi 14 mars 2018

Ciné-concert "Cadet d'Eau Douce" (Steamboat Bill Jr)

Ciné St Leu

Amiens (80)

 

jeudi 15 mars 2018

Ciné-concert "Cadet d'Eau Douce" (Steamboat Bill Jr)

Ciné St Leu

Amiens (80)

 

vendredi 23 mars 2018

Les Oiseaux de la Ducasse

Église Notre Dame de Lourdes

Houplin-Ancoisne (59)

 

dimanche 25 mars 2018

Circum Grand Orchestra

Auditorium du LAAC

Dunkerque (59)

 

samedi 7 avril 2018

Conférence Herbie Hancock

La corderie

Marcq en Barœul (59)

 

lundi 30 avril 2018

Muzzix invite Michael Pisaro

La Malterie

Lille (59)

 

dimanche 6 mai 2018

Stefan Orins Trio

Saison Jazz à Veda

Ferme d'en Haut

Villeneuve dAscq (59)

 

vendredi 25 mai 2018

Nandi

Conservatoire

Tourcoing (59)

 

dimanche 3 juin 2018

Circum Grand Orchestra

Salle de Fêtes

Tourmignies (59)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ten Worlds

Photo : Philippe Lenglet
Photo : Philippe Lenglet

Karine Gobert (voc, lyrics)

Stefan Orins (piano, composition)

François Taillefer (percussions)

 

L’album « Bonheur Temporaire » du Stefan Orins Trio sort en 2006 (Circum-Disc). 10 des 12 titres du disque évoquent des états de vie de la philosophie bouddhique. Ce sont ces dix mondes « Ten worlds » que Karine Gobert met en paroles. L’interprétation vocale de Karine transcende littéralement le répertoire du trio. Rencontre entre deux univers, aux influences multiples qui peuvent évoquer la pop de Björk autant que le jazz déjanté de Bad Plus. Quoi de plus naturel d’inviter François Taillefer, et son éventail de percussions du monde entier, à ce projet…

 

Ci-dessous un article suite au concert du 17 novembre 2013 de la saison Jazz à Veda (Villeneuve d'Ascq 59)

http://www.culturejazz.fr/spip.php?article2362

 

 

TEN WORLDS

> dimanche 17 novembre 2013

Karine GOBERT : voix et paroles / Stefan ORINS : piano et composition / François TAILLEFER : percussions, voix


La démarche est originale : à partir des dix morceaux de son album strictement instrumental "Bonheur temporaire" (chronique ici en 2006 !), Stefan Orins confie à Karine Gobert le soin de rédiger des textes à chanter. L’expérience prend d’abord la forme d’un duo, mais à la veille de leur premier concert en 2013, le percussionniste François Taillefer est appelé à les rejoindre. Il s’agit d’une suite cohérente (que la présence vocale unifie encore), qui pourrait être enchaînée d’un seul trait, alternant tempi rapide et tempi lent, chaque pièce laissant une part à l’improvisation soliste ou collective. Apparemment totalement libres ces interventions s’apparentent aussi à des développements structurés.

Cela faisait quelques années qu’on n’avait eu l’occasion d’accueillir Karine Gobert, et c’est avec plaisir que nous la retrouvons qui souffle, chante, crie, gémit sur les pièces parfois fort ciselées de Stefan Orins. Mais le répertoire qu’il soumet à la jeune chanteuse et qui peut sembler complexe recèle aussi de véritables perles mélodiques.
On passe d’une jolie mélodie juste un peu audacieuse dans sa courbe, à de curieuses incantations, comme un "choral tribal", où trois voix se déploient sur des nuages exotiques des percussions de F. Taillefer. Le compositeur exploite en effet de façon polyphonique les harmonies de base, faisant s’imbriquer trois lignes mélodiques en une sorte d’organum accompagné qu’il nous présente sous toutes ses formes, et auquel il participe vocalement, tout comme le fait le percussionniste.
On a donc quelque chose de résolument vocal, à partir d’un opus destiné à un trio strictement instrumental. Les harmonies et les rythmiques parfois fort sophistiqués imaginés pour provoquer les jeux improvisés se colorent ici de nuances nouvelles et surtout d’une grande force émotionnelle. C’est maintenant un véritable théâtre de surprises et d’émotions qui joue de la sensualité, de la sauvagerie, de la douleur universelle avec ce timbre lisse et chaleureux de voix féminine qui fait fantasmer des générations de musiciens. On y retrouve l’humanité brutale dans un léger trémolo, dans un accent de joie ou de colère sous une syllabe, ou dans un râle ou un soupir… et on a le sentiment de voir passer des silhouettes connues.
Quant au pianiste-compositeur, il redouble d’expressivité, comme s’il découvrait soudain le mystère de sa propre musique.
Le mélodisme intrinsèque de chacune de ses compositions est bien entendu souligné, voire exacerbé par la mise en évidence du chant. C’est une sorte de "re-conditionnement" de l’ensemble, une nouvelle direction. Les harmonies, souvent juste des colorations en jazz contemporain, redeviennent par moments dynamiques et structurelles, et l’enrobage "aux mille timbres" auquel se livre François Taillefer vient parachever cette belle relecture.
Chacun des dix morceaux présente une ambiance particulière ; un des dix états de vie de la philosophie bouddhique, et je laisse le soin à Stefan Orins de nous éclairer, s’il le souhaite sur ce point.

C’est donc une sorte de sang neuf, qui est apporté ici, et c’est, si j’ose dire une « bien jolie transfusion » qui nous a été donnée d’entendre. La voix confère bien sûr une humanité que ne possède aucun autre instrument mais si la moindre phrase anguleuse se dote d’une sensualité inattendue, c’est aussi le miracle d’une rencontre de deux talents.

Article dans la Voix du Nord paru le 15/02/2014

Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Photo : Didier Péron
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Photo Didier Péron
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Photo Didier Péron
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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Photo Philippe Lenglet
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Photo Philippe Lenglet
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