Agenda

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Stefan Orins sera en concert / will play in concert with :

 

vendredi 28 septembre 2018

Duo Colors

Le Bureau

Maubeuge (59)

 

samedi 29 septembre 2018

Trio Julien Favreuille - Christophe "Pher" Motury - Stefan Orins

"Trail Urbain" Médiathèque

Saint-Quentin (02)

 

vendredi 12 octobre 2018

avec le Grand Orchestre de Marcq-en-Barœul

Salle Charcot

Marcq-en-Barœul (59)

 

samedi 13 octobre 2018

Grand Orchestre de Muzzix

Gare Saint-Sauveur

Lille (59)

 

jeudi 25 octobre 2019

Ciné-concert "Fatty se déchaîne"

Le Cinos

Berck sur Mer (62)

 

vendredi 30 novembre 2018

Spectacle "Miss Nova"

Massif Central

 

samedi 1 décembre 2018

Spectacle "Miss Nova"

Massif Central

 

dimanche 9 décembre 2018

Spectacle "Miss Nova"

Private Gig

Les Mots pour le dire

St Sylvestre Capel (59)

 

mercredi 12 décembre 2018

Quartet avec C.Hache - C.Motury et JL.Landsweerdt

Antre 2

Lille (59)

 

dimanche 16 décembre 2018

Duo Colors

Private Gig

Felleries (59)

 

vendredi 22 février 2019

La Passion selon Hubert… en duo avec William Schotte

Open Music Jazz Club

Comines (Belgique)

 

vendredi 29 mars 2019

Ciné-concert Steamboat Bill Jr (Scolaire)

Espace Jean Vilar

Arcueil (94)

 

samedi 30 mars 2019

Ciné-concert Steamboat Bill Jr (Ciné-goûter)

Espace Jean Vilar

Arcueil (94)

 

vendredi 3 mai 2019

Conférence Hancock (4)

Jazz en Nord

La Corderie

Marcq-en-Barœul (59)

 

samedi 4 mai 2019

Conférence Hancock (5)

Jazz en Nord

La Corderie

Marcq-en-Barœul (59)

 

dimanche 9 juin 2019

Duo Bonheur Temporaire & Colors w/Patricia Delmotte (voc - peinture)

Centre Culturel l'Odysée

Valenciennes (59)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ten Worlds

Photo : Philippe Lenglet
Photo : Philippe Lenglet

Karine Gobert (voc, lyrics)

Stefan Orins (piano, composition)

François Taillefer (percussions)

 

L’album « Bonheur Temporaire » du Stefan Orins Trio sort en 2006 (Circum-Disc). 10 des 12 titres du disque évoquent des états de vie de la philosophie bouddhique. Ce sont ces dix mondes « Ten worlds » que Karine Gobert met en paroles. L’interprétation vocale de Karine transcende littéralement le répertoire du trio. Rencontre entre deux univers, aux influences multiples qui peuvent évoquer la pop de Björk autant que le jazz déjanté de Bad Plus. Quoi de plus naturel d’inviter François Taillefer, et son éventail de percussions du monde entier, à ce projet…

 

Ci-dessous un article suite au concert du 17 novembre 2013 de la saison Jazz à Veda (Villeneuve d'Ascq 59)

http://www.culturejazz.fr/spip.php?article2362

 

 

TEN WORLDS

> dimanche 17 novembre 2013

Karine GOBERT : voix et paroles / Stefan ORINS : piano et composition / François TAILLEFER : percussions, voix


La démarche est originale : à partir des dix morceaux de son album strictement instrumental "Bonheur temporaire" (chronique ici en 2006 !), Stefan Orins confie à Karine Gobert le soin de rédiger des textes à chanter. L’expérience prend d’abord la forme d’un duo, mais à la veille de leur premier concert en 2013, le percussionniste François Taillefer est appelé à les rejoindre. Il s’agit d’une suite cohérente (que la présence vocale unifie encore), qui pourrait être enchaînée d’un seul trait, alternant tempi rapide et tempi lent, chaque pièce laissant une part à l’improvisation soliste ou collective. Apparemment totalement libres ces interventions s’apparentent aussi à des développements structurés.

Cela faisait quelques années qu’on n’avait eu l’occasion d’accueillir Karine Gobert, et c’est avec plaisir que nous la retrouvons qui souffle, chante, crie, gémit sur les pièces parfois fort ciselées de Stefan Orins. Mais le répertoire qu’il soumet à la jeune chanteuse et qui peut sembler complexe recèle aussi de véritables perles mélodiques.
On passe d’une jolie mélodie juste un peu audacieuse dans sa courbe, à de curieuses incantations, comme un "choral tribal", où trois voix se déploient sur des nuages exotiques des percussions de F. Taillefer. Le compositeur exploite en effet de façon polyphonique les harmonies de base, faisant s’imbriquer trois lignes mélodiques en une sorte d’organum accompagné qu’il nous présente sous toutes ses formes, et auquel il participe vocalement, tout comme le fait le percussionniste.
On a donc quelque chose de résolument vocal, à partir d’un opus destiné à un trio strictement instrumental. Les harmonies et les rythmiques parfois fort sophistiqués imaginés pour provoquer les jeux improvisés se colorent ici de nuances nouvelles et surtout d’une grande force émotionnelle. C’est maintenant un véritable théâtre de surprises et d’émotions qui joue de la sensualité, de la sauvagerie, de la douleur universelle avec ce timbre lisse et chaleureux de voix féminine qui fait fantasmer des générations de musiciens. On y retrouve l’humanité brutale dans un léger trémolo, dans un accent de joie ou de colère sous une syllabe, ou dans un râle ou un soupir… et on a le sentiment de voir passer des silhouettes connues.
Quant au pianiste-compositeur, il redouble d’expressivité, comme s’il découvrait soudain le mystère de sa propre musique.
Le mélodisme intrinsèque de chacune de ses compositions est bien entendu souligné, voire exacerbé par la mise en évidence du chant. C’est une sorte de "re-conditionnement" de l’ensemble, une nouvelle direction. Les harmonies, souvent juste des colorations en jazz contemporain, redeviennent par moments dynamiques et structurelles, et l’enrobage "aux mille timbres" auquel se livre François Taillefer vient parachever cette belle relecture.
Chacun des dix morceaux présente une ambiance particulière ; un des dix états de vie de la philosophie bouddhique, et je laisse le soin à Stefan Orins de nous éclairer, s’il le souhaite sur ce point.

C’est donc une sorte de sang neuf, qui est apporté ici, et c’est, si j’ose dire une « bien jolie transfusion » qui nous a été donnée d’entendre. La voix confère bien sûr une humanité que ne possède aucun autre instrument mais si la moindre phrase anguleuse se dote d’une sensualité inattendue, c’est aussi le miracle d’une rencontre de deux talents.

Article dans la Voix du Nord paru le 15/02/2014

Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Photo : Didier Péron
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Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Photo Didier Péron
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Photo Didier Péron
Photo Didier Péron

Crédit photo ci-dessous : Didier Péron

Photo Didier Péron
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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Crédit photo ci-dessous : Philippe Lenglet

Photo Philippe Lenglet
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